Pan

C’est dans une forme d’antagonisme que réside le « gisement de sens » du symptôme qui se joue entre sa propension à briller, sa puissance sur le plan visuel et celle de s’éclipser, qui est ici « la dissimulation du fantasme inconscient ». Mais ce sens n’advient pas comme unité de significations immuables, mais plutôt comme mystère. Le symptôme, au sens freudien, est un signe dont le sens est insondable. Dans les cas observés ici, où le symptôme est celui de la peinture (comme matière) dans le tableau, Didi-Huberman nomme ce symptôme le pan. Il est un pan parce qu’il est à la fois le devant et le dedans, le tissu et le mur, le local comme le global, mais aussi parce qu’il est opaque, impénétrable. Il a pour objet non pas un objet du monde extérieur, visible, mais plutôt un objet de la peinture elle-même. Le pan est un événement, il advient soudainement. Ce que met ici en relief Didi-Huberman c’est le pan comme signe, certes, mais comme signe illisible.

(c) Paule Mackrous

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