DORÉA : enfermement et hantise

Rien de plus éloquent qu’une photographie pour évoquer la trace : celle de ce qui est photographié comme celle du photographe en un lieu quelconque. L’exposition Doréa de Marie-Reine Mattera et Emmanuel Joly, présentée à l’espace 1 de la galerie Sas, nous fait entrer dans un univers qui est lui-même chargé de souvenirs. Dans un dialogue photographique, les artistes nous offrent leur regard sur l’Institut Doréat : « Cet ancien internat de rééducation pour personnes classées déficientes intellectuelles a également servi de maison d’accueil à quelques enfants parmi les orphelins de Duplessis. » Elles nous font ainsi revivre un monde tragique en photographiant de l’intérieur les ouvertures et les lumières qui proviennent de l’extérieur. De l’expérience photographique surgit alors une sensation d’enfermement et la figure de la maison hantée.

Espace 1 de la galerie [sas] du 18 juin au 30 août 2008
372 rue Sainte-Catherine Ouest, espace 416

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