Des robots éduqués à la musique Punk

Neurotic lance une série de performances à l’ICA (Institue of Contemporary Art in London) impliquant des robots éduqués à la musique Punk. Ces robots, qui peuvent atteindre un peu plus de 2 mètres de hauteur, sont élaborés avec un réseau de neurones artificielles, ce qui leur permet de reconnaître la musique Punk et de danser sur ses rythmes. Ils sont plusieurs groupes à performer pour les créatures aux formes légèrement anthropomorphiques, mais qui rappellent plus les formes d’une lampe de chevet! Parmi ceux-ci on retrouve évidemment les Neurotics eux-mêmes accompagnés des PVCs. Voici quelques paroles d’une de leurs chansons vouée à la performance avec les robots :

« no to sushi
no to trance
no weird hanky panky
and we won’t dance »

Leur capacité à réagir à la musique en sautillant, mais aussi par gonflement, donne une impression de musculature et de respiration. Les robots ne s’animent pas pour n’importe quel musique, pour le Punk et uniquement pour le Punk « classique ». Leur inertie montre leur non enthousiasme pour certains styles musicaux : « The robots, pre-conditioned by Fiddian to the “classic punk” he loved in his youth, will develop their own neural connectivity through ‘listening’ and express their pleasure or displeasure to the new, live music through the pogoing action. » Il s’agit bien pour Neurotics d’explorer les réponses cérébrales lorsqu’il est question du goût, des préférences.

L’artiste Fiddian Warman entend aussi questionner le réel et explorer la notion d’Uncanny Valley, l’hypothèse selon laquelle les humains démontrent une empathie lorsqu’ils sont confrontés à des robots ou autres formes artificielles qui agissent et ressemblent aux humains, mais qu’il y a un point de similitude à ne pas dépasser. Ce point de vraisemblance trop forte causerait au contraire une répulsion ou un désintérêt. C’est un peu comme la dynamique entre effet de présence et effet de réel. Le premier se fait esquisse, l’autre donne tout. Le premier est à construire et se fait présence, l’autre se fait transparent et du même coup, presque invisible ou, en quelque sorte, absent. Les robots de Warman possèdent certains caractères humains, mais malgré quelques traits anthropomorphiques, leurs manières de se comporter offrent plus un effet de présence qu’un effet de réel : l’effet de présence d’une créature vivante dotée d’une intentionnalité.

Les trois robots fonctionnent donc avec un réseau neuronal, mais également à l’aide d’un logiciel déterminant la manière dont ils s’activent. Pour les voir, il faut donc se rendre à Londres et réserver (3, 4 ou 5 juillet)

« Issues of how taste is embodied (in neurons or software Artificial Neural Networks) and related scientific and cultural issues will be explored further on a dynamic website with an open forum before, during and after the performances. »

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