Rêve théorique : la triade du canard

Je n’ai pas l’habitude de raconter mes rêves, je trouve les mondes oniriques tellement intimes, mais c’était un rêve purement théorique. 😉 Je me permets ici d’exposer la théorie ésotérique, que je m’évertuais à expliquer aux autres étudiants de la classe, laissant de côté les autres balbutiements de mon inconscient…

En plus d’être quétaine, cette théorie n’a pas vraiment de sens. Je me disais que c’était sans doute à la fois inspirant et bon pour l’esprit scientifique de développer et de lire des théories qui n’ont pas de sens. Mais je suis une fille plutôt organisée, et apparemment, mon inconscient l’est aussi un peu puisque ma théorie était formulée en triade :

1-Texte
2-Mouvement
3-Énergie

Le professeur m’a alors demandé d’expliquer la triade :

« Il ne faut pas voir la triade comme une évolution de 1 vers 3. En fait, texte et énergie sont des opposés et le mouvement est ce qui se trouve au centre. Les opposés tournent autour de ce centre et ne se rencontrent jamais en dehors du mouvement. »

Mais en expliquant cette première règle, j’avais vraiment l’impression que quelqu’un d’autre s’exprimait à travers moi puisque je n’avais, à vrai dire, aucune idée de ce dont je parlais. Constatant que les étudiants avaient un point d’interrogation dans le front, je leur annonçai que j’allais prendre un exemple très concret : un canard! (l’exemple du canard tel que je le développais est « inspiré » inconsciemment d’une théorie de Barbara Ann Brennan que j’ai lue il n’y a pas longtemps et probablement aussi du canard-lapin) :

« Le canard, après avoir mis en œuvre des énergies négatives en se battant avec un autre canard pour de la nourriture, fait un mouvement d’ailes rapides. Il ne s’envole pas, il fait juste bouger les ailes. N’avez-vous jamais remarqué? Chaque animal a son mouvement qui le ramène dans le moment présent. Ce mouvement libère l’animal d’une énergie et, par le fait même, le canard passe à autre chose : il oubli la dispute. En libérant l’énergie, il oublie. Nous, humains, devrions trouver un mouvement d’oubli rapide, comme celui-ci, une manière de libérer l’énergie sans offenses. »

Et le texte?

« Il faut voir le texte comme une alternative à l’énergie. L’être humain qui regarde le canard peut soit percevoir le texte, c’est-à-dire, la description du mouvement, ou percevoir l’énergie, ce qui implique qu’il devient cette énergie. Le texte est le temps qui s’arrête, l’énergie est l’absence de temps, autrement dit : la vie. Le texte et l’énergie gravitent autour du mouvement comme des portes de secours. La porte de l’énergie est la libération engendrée par le mouvement, alors que le texte est la perception figée du mouvement. Pour certain donc, le canard libère le texte alors que pour d’autres, il libère l’énergie. Certains observent le mouvement alors que d’autres « deviennent » l’énergie du mouvement. Le juste milieu est la plus forte position. C’est une zone de tension très productive : c’est devenir à son tour le mouvement lui-même. On se situe ainsi entre le texte et l’énergie, entre le passé possible du mouvement et le devenir énergie du mouvement : le présent. Nous sommes capable de tout.»

Une étudiante de la classe m’a alors dit, sur un ton très méprisant, que ma théorie était pour le tourisme…? J’ai d’abord pensé, en me réveillant, « voilà une très bonne insulte (à laquelle je n’avais jamais songée) pour un théoricien. » Mais après coup…

Tourisme : activité de loisir qui consiste à voyager, à visiter un lieu pour son plaisir.

2 commentaires sur “Rêve théorique : la triade du canard

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