Et s’il n’y avait que des petits événements…

J’ai installé tout mon kit de doctorante au Juliette et Chocolat, succursale Laurier aujourd’hui. Comme c’est agréable d’avoir un lieu de travail itinérant ; chaque jour est une aventure, chaque lieu m’inspire quelque chose de nouveau, chaque promenade pour me rendre « je-ne-sais-où-avant-d’y-être » est une découverte. On ne peut jamais prétendre connaître une ville ni même un coin de rue tant les choses s’y transforment à une vitesse fulgurante. J’essaie de ne pas me laisser prendre par ce rythme dont je me suis affranchie lors de mon séjour dans les Rocheuses américaines. Ce qui me permet justement de découvrir, d’observer et de rendre la rédaction de ma thèse tout à fait délicieuse dans ses imprévus, ses rencontres, ses défis. Mais maudit que je suis lente!

Disons qu’aujourd’hui j’ai limité mon aventure au coin de ma rue, car il s’agissait plutôt d’une fuite contre la chaleur accablante et j’ai un petit poignet fraîchement opéré à garder au frais! Je me suis assise en avant du comptoir de chocolat -chacun sa motivation!- et maso la fille, j’ai pris un smoothie à la mangue et au gingembre. Mais chaque mot saisi sur le clavier me rapprochait du petit chocolat que je délecterais à 17h pile, car oui (!) ma journée de travail se termine à cette heure précise. Maudit que je suis disciplinée…euh non, pas tant que ça!

Donc voilà, je me demandais, juste comme ça…

…Et si l’on considérait l’histoire simplement comme l’étude des faits qui ont marqué et qui continuent encore de marquer une collectivité. Et si ces faits relevaient autant de petits événements, de rencontres, d’expériences, qui se sont en quelques sortes cristallisés sous formes textuelle, visuelle, sonore. Et si nous oubliions un instant que l’histoire est une discipline. Et si nous cessions de croire qu’elle est inévitablement un récit. Et si nous cessions d’opérer une bien malencontreuse synecdoque en prenant la partie pour le tout, c’est-à-dire, des faits éparses pour un ensemble homogène…

« Caramel fleur de sel ». Maudit que c’est bon!

Publié par Paule Mackrous

Après un parcours universitaire en histoire de l’art (BAC, Maitrise) et en sémiologie (Phd), j’ai fait un petit virage en horticulture (DEP, ASP) et en foresterie urbaine (arboricultrice certifiée ISA et études de deuxième cycle en agroforesterie), un domaine dans lequel j’œuvre avec beaucoup d’enthousiasme aujourd’hui! Je poursuis mon travail d’historienne de l’art et de sémioticienne par l’écriture et la recherche, surtout durant la saison hivernale, lorsque la lumière s’amenuise, que le sol gèle et que les plantes dorment. Sur mon blogue, je publie des textes de réflexion sur l’art, la nature et la foresterie selon les lectures du moment, les lieux visités, les œuvres rencontrées.

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