L’imaginaire de la fin de l’histoire de l’art

Presqu’un manifeste, on pourrait penser que ça se lit comme un bonbon se mange, mais L’histoire de l’art est terminée d’Hervé Fisher s’adresse pourtant à un lecteur avisé…Avisé et d’entrée de jeu provoqué par un autre de ces titres qui proclament quelque chose comme une fin et qui a un rapport avec ce qu’on appelle « art ».
J’essaie de faire le tour des récits apocalyptiques sur l’histoire de l’art puisque j’aimerais annoncer, éventuellement et même si tout le monde s’en fiche, sa résurrection ;). S’il y en a qui s’intéresse à l’imaginaire de la fin dans les productions cinématographiques, artistiques et littéraires, disons que l’historiographie de l’histoire de l’art ne donne pas sa place en matière d’imagination pour proclamer la mort de sa discipline. C’est le nouveau genre littéraire des historiens de l’art, pas mal hein? Sauf que les sept fléaux demeurent purement intellectuels et que le déluge est une tempête dans un verre d’eau…

Les sept fléaux intellectuels de l’historien d’art actuel :

1-La linéarité
2-Le progrès
3-L’avant-garde
4-Marcel Duchamp
5-Rrose Sélavy
6-L’artéfact
7-L’Internet ou Wikipédia parce que…(cliquez sur le lien)

Ok, c’est pas tout à fait un verre d’eau, puisque l’historien est mis à nus par ses objets d’études!

Pourquoi une résurrection? Serais-je nostalgique depuis ce jour où j’ai moi-même quitté cette belle discipline pour celle, pas moins fantomatique mais ô combien interdisciplinaire de la sémiologie? Serais-je nostalgique des belles valeurs bourgeoises ou colonisatrices qui ont accompagné le fondement de l’histoire? Ou serais-je marxiste? Ou peut-être que comme tout le monde, je sais bien que lorsqu’on est mort et que l’on revient, notre aura s’en trouve comme upgradée?

Non, pas vraiment! Je veux une résurrection de l’histoire de l’art parce que :

Je fais partie de cette génération qui a connu l’histoire à travers une multitude de productions culturelles de qualité (et de moins bonne qualité) qui lui étaient et lui sont encore hyper accessibles. Parce que je fais également partie de cette même génération qui, dans les années ’90, à force de revoir les mêmes films (vive les arts allographiques qui ont marqué et marquent encore notre époque), recréait les scènes avec ses sœurs pour mieux les habiter. Parce que je ne parviendrais pas à croire ni à aimer une génération qui prétendrait, sous prétexte que l’histoire est une construction bourgeoise, qu’il est tout à fait merveilleux de ne plus se préoccuper de ce qui a marqué la collectivité.

Et parce qu’avant tout, lorsqu’on se préoccupe des questions historiques, c’est qu’on a une petite pensée pour l’humanité…

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