Ramifications synchroniques ou mon cosmos à moi :)

Je ne sais pas si c’est l’effet antithèse dans le vrai sens du terme, mais je n’ai qu’une chose en tête ces temps-ci : partir vivre en campagne et faire de la musique country, straight from the heart, straight from the farm comme je le disais à mon ancien voisin toute à l’heure à travers une série de courriels compulsifs. Plus je pousse mes réflexions, plus j’ai envie de les ramener à leur plus simple expression. Plus je passe du temps en ville à jaser avec la canicule parce qu’elle est en train de me rendre folle, plus j’ai envie de revêtir mes bottes de cowboy et de rider un cheval en chantant du Gillian Welch.

Lorsqu’on a une idée dans la tête, elle se met quelque part dans l’univers et mes lectures trop ésotériques pour être mentionnées ici me disent que les synchronies apparaissent même dans les boîtes courriels, les blogs…etc. Vivre à l’écoute des signes, n’est-pas cela, être sémioticienne? Pas tout à fait j’imagine! Il ne faut pas devenir fou en surinterprétant les moindres petits événements, mais le Web se compose de ses propres ramifications synchroniques qui me rappellent plus souvent les sauts quantiques que la multilinéarité :

Mon ancien voisin me disait justement, il y a quelques minutes, qu’il voulait également partir vivre dans la « brousse », non loin des bonsaï, me faisant découvrir les paniers bios que lui et sa copine se font livrer. Thanks to Web 2.0, J’ai instantanément adhéré à la chose en me disant naïvement : « de la nature à domicile! ».

Je lis régulièrement le blog d’une écrivaine américaine et pionnière de l’hypertexte que j’adore. Elle fait maintenant de la business et rédige sous son pseudonyme de business woman. Et comme par hasard, elle a récemment quitté la ville pour la campagne, troqué le fashionable pour la simplicité volontaire. Depuis ce temps, presque tous ses billets portent sur sa vie de femme urbaine à la ferme, le tout documenté par des photographies où je me vois là, tout au fond, accotée sur l’arbre.

Comme pour enfoncer le clou, je clique sur le lien d’une nouvelle membre de mon blog et j’atterris sur des photographies de nature, des détails saisis par une femme à la recherche du temps à perdre. On sent bien le flânage et la pure délectation dans chacune de ses photographies. « Bouge pas, j’arrive! » que j’ai dit à mon écran.

Et encore, ma copine Mel de la petite ville des Rocheuses américaines Boulder, où j’ai vécu les quelques mois derniers, publie tout juste un super billet sur sa ballade en montagne et sur les défis et l’euphorie que cela lui procure. Comme si je ne m’ennuyais pas assez de la place 😉

Et puis un ancien collègue de UCB, Boulder également, de m’écrire subitement sans raisons apparentes pour me dire : « you should have stay here, Paule, we have very nice and chill summer » avant de partir pour un voyage en Israël.

Next?

Moi qui passe mon temps à chercher les synchronies dans les œuvres d’art pour donner un peu de sens à son histoire, il y a là suffisamment de synchronies ici pour donner du sens à ma vie…

Effet de présence, oui, c’est bien ça l’enjeu des technologies numériques!

8 commentaires sur “Ramifications synchroniques ou mon cosmos à moi :)

  1. Hé,hé,hé! C'est rien, tu n'as pas vu où j'étais aujourd'hui! Je t'en ai glissé un mot dans mes commentaires. Juste pour tourner un peu plus le fer (à cheval?).

    Il est vrai que le web nous amène ailleurs, mais toujours dans un « ailleurs » en rapport direct avec soi-même. Les liens nous mènent vers des découvertes qui résonnent en nous. Le danger serait de s'y perdre, par contre!
    Je ne sais comment exprimer cela… je n'ai pas ton aisance formuler ma pensée. D'ailleurs, j'en suis encore à méditer le premier billet que j'ai lu ici, alors que tu ne cesses d'en rajouter à chaque jour! ;¬D

    Ah,ces intellos!
    Mais je dois dire que tout ça me plaît!

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  2. Elle a l'air folle (c'est-à-dire intéressante) ta lecture trop ésotérique pour être mentionnée ici. L'exemple dans le lien que tu donnes est poche, par contre. Ça existe pour vrai les signes du destin! Je n'en doute pas une seule seconde, mais c'est peut-être des trucs un peu plus discrets qu'un avion avec une banderole : « Je t'aime, Johanna » 😉

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  3. Haha, oui, je sais, c'est dans l'intro du livre en plus, j'ai presque failli le refermer et puis comme toutes les autres lectures ésotériques, j'ai décidé de laisser de côté mes désirs de subtilité. haha 😉 C'était pour faire comprendre l'idée de la coïncidence! Genre, méchante coïncidence, si on y croyait, on n'y croit plus…

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  4. Les coïncidences, dans mon cas, en particulier tout dernièrement, sont tellement frappantes qu'elles finissent par m'énerver.

    Ce qui est encore plus étonnant, c'est que le jour où j'ai cessé de vouloir trouver un sens aux hasards incroyables, les coïncidences se multiplient! Comme s'il y avait fil invisible qui reliait tous ces gens que je rencontre…

    Et je suis sûr que si je me mettais à vouloir y trouver de nouveau un sens, toutes ces coïncidences disparaîtrait de ma vie.

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