Arts, nouvelles technologies et…féminisme : Studio XX a 15 ans!

Dans quelques jours, Le Studio XX, un centre d’artiste féministe engagé dans la création, la diffusion et la recherche en arts technologiques, fêtera ses 15 ans! J’en profite pour parler un peu du travail que j’ai effectué pour cet événement qui me touche tout particulièrement. Il m’est sans doute précieux parce que que je suis une femme et que je me spécialise dans les arts et nouvelles technologies, mais aussi parce que, ayant participé à plusieurs activités du centre (Rédactrice en chef invitée pour la Revue .dpi, commissaire invitée pour le XX fantastique ainsi que participante invitée pour une table-ronde sur les revues électroniques lors du Festival Htmlles 2010), j’y ai trouvé là un lieu physique comme imaginaire dans lequel mes recherches pouvaient s’épanouir.
Pour le 15ième anniversaire, le Studio XX m’a fait le très grand honneur de m’inviter à participer à la création du contenu de l’artefact commémoratif (une clée USB en bois). J’y ai premièrement actualisé et amélioré le projet XX fantastique que j’avais élaboré il y a trois ans, un parcours dans les archives Matricules (les archives du Centre d’artiste). Il s’agit d’une histoire anachronique et multimédia réunissant des œuvres, des conférences et des événements dans lesquels on rencontre des figures mythiques, des fantômes, des survivances, de l’animisme, des métamorphoses et des indéterminations. Ce thème, que j’ai adapté aux arts médiatiques, m’apparait productif pour mettre en valeur le lien, invisible, mais tellement fort, unissant les trois notions phares du Studio XX : arts, femmes et technologies.

Deuxièmement, j’ai rédigé un essai afin d’introduire l’artefact et de faire état de ce que représente pour moi le Studio XX, aujourd’hui. Je me suis intéressée à la question du féminisme, à l’heure actuelle. D’entrée de jeu, j’avais envie de dire à toutes les femmes qu’il était important de ne pas se croire incompétentes lorsqu’il était question de féminisme, sous prétexte qu’elles ne connaissaient pas les mouvements, les grands textes et les théories féministes. Moi non plus, je n’y connais pas grand chose, mais il me semble qu’on ne peut trouver plus compétente (pour le féminisme) qu’une femme qui réfléchit sur le monde dans lequel elle vie, point. En misant aussi sur l’idée du féminisme comme « histoire ouverte », j’avance que ce qui importe, pour les femmes et le féminisme, n’est pas de vivre et de revivre l’histoire indéfiniment, mais de l’utiliser comme tremplin. Un tel féminisme s’envisage moins comme une lutte contre le passé ou une lutte de genres qu’une envie ardente et enthousiaste de créer des objets d’art, des théories, des espaces créatifs pour s’épanouir!


Publié par Paule Mackrous

Après un parcours universitaire en histoire de l’art (BAC, Maitrise) et en sémiologie (Phd), j’ai fait un petit virage en horticulture (DEP, ASP) et en foresterie urbaine (arboricultrice certifiée ISA et études de deuxième cycle en agroforesterie), un domaine dans lequel j’œuvre avec beaucoup d’enthousiasme aujourd’hui! Je poursuis mon travail d’historienne de l’art et de sémioticienne par l’écriture et la recherche, surtout durant la saison hivernale, lorsque la lumière s’amenuise, que le sol gèle et que les plantes dorment. Sur mon blogue, je publie des textes de réflexion sur l’art, la nature et la foresterie selon les lectures du moment, les lieux visités, les œuvres rencontrées.

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